Meilleurs vœux pour un monde du travail meilleur

Voeux2016

Bonne année 2016 !

Le nouvel an est traditionnellement la période d’adresser nos bons vœux à nos proches, à nos amis, nos collègues, etc. Le nouvel an est également l’occasion de prendre de bonnes résolutions, de poser de grandes décisions pour l’année à venir et de faire des rêves pour demain.

L’année passée, je saisissais ce moment pour faire le vœu d’un monde du travail meilleur et plus respectueux de ses hommes et ses femmes, un monde de travail plus humain, plus heureux, plus proche des besoins des hommes ….. Qu’en est-il aujourd’hui ? Force est de constater que les évolutions attendues n’ont pas été au rendez-vous de 2015. Pourtant, de-ci de-là, émergent des initiatives qui donnent de l’espoir.

Je renouvelle donc mes vœux d’un monde du travail meilleur pour tous en 2016 :

  • Un monde bienveillant où les travailleurs seraient considérés, non comme une ressource, telle le gaz, l’eau ou l’électricité mais comme une RICHESSE dont on prendrait soin,
  • Qui considérerait le travail comme une ressource et comme un élément favorable à la santé des travailleurs
  • Qui humaniserait les relations professionnelles afin que les salariés aient le sentiment d’être des êtres humains et non des ressources humaines.
  • Un monde qui renforcerait la dimension humaine du travail et donnerait une place centrale à l’analyse du travail et au travail lui-même, une place importante à l’intelligence pratique du travailleur
  • Un monde qui interrogerait les modes de gouvernance, aujourd’hui très éloignés des professionnels du terrain, de ceux qui connaissent le travail
  • Avec un dirigeant qui partagerait régulièrement sa vision de l’entreprise avec ses salariés
  • Un monde qui réintroduirait du collectif, de la coopération, introduirait des temps d’échanges, de délibération sur les modes de réalisation du travail, de dispute sur le travail, de construction collective
  • Avec des nouvelles méthodes d’évaluation du travail collectif en lieu et place des évaluations individualisées et quantitatives des performances
  • Qui valoriserait et intègrerait des critères de santé au travail et de qualité de vie au travail dans l’évaluation annuelle des cadres
  • Un monde plus humain, plus collectif avec des managers plus proches du terrain, formés aux sciences du travail, et qui connaitraient le travail, le vrai travail, le travail réel, le travail humain
  • qui favoriserait un management plus autonome, plus près des équipes et du terrain avec des relations moins hiérarchiques, plus égalitaires dans la façon de prendre en considération la parole des travailleurs
  • Un monde qui cesserait de dire aux salariés comment faire leur travail alors qu’ils le connaissent mieux que quiconque
  • Qui écouterait les avis, les idées, les propositions des salariés car ce sont eux qui ont la connaissance du terrain, eux qui disposent des meilleures informations pour juger de la gravité d’une situation et des meilleures solutions pour la traiter
  • Qui solliciterait régulièrement les salariés et les ferait participer aux décisions
  • Un monde où il est non seulement possible mais recommandé de faire un travail soigné, un travail de qualité
  • la recherche de qualité remplacerait la recherche de productivité à tout va, de quantité, de chiffres, etc.
  • Il y serait possible de définir, débattre et s’accorder sur ce qu’est un « travail bien fait« , un « travail de qualité« 
  • Pour que l’individu puisse se retourner sur son travail achevé, l’évaluer, l’apprécier et profiter du plaisir de l’œuvre accomplie
  • Un monde qui comprendrait que la qualité des produits/services et le succès de l’entreprise sont entre les mains des ouvriers/employés et qu’il est donc indispensable de leur donner les moyens d’accomplir leur travail aussi bien qu’ils le peuvent
  • Un monde où les nouveaux outils de communication seraient utilisés à bon escient pour faciliter le travail et non pour « pister » ou surveiller les salariés
  • Qui renoncerait à agir SUR l’homme (à le contrôler, le pister, le surveiller, le manager) et préférerait agir sur l’environnement pour le rendre plus nourrissant, plus adapté aux besoins des salariés
  • Un monde qui renoncerait à chercher comment motiver les gens, car on ne les motive pas. L’homme est motivé par nature s’il évolue dans un environnement suffisamment nutritif, dans lequel il trouvera de quoi satisfaire ses besoins d’équité, de développement, d’émancipation, de réalisation de soi, etc.,
  • C’est à ces conditions que le salarié trouvera du plaisir et de la satisfaction au travail et qu’il donnera le meilleur de lui pour la réussite de son entreprise…

 

La première condition au bonheur est que l’homme puisse trouver joie au travail.
Il n’y a vraie joie dans le repos, le loisir, que si le travail joyeux le précède.
                                                                                                                                                               André GIDE.

  Je vous souhaite une très belle année 2016 !